The last Shot...

Voila, il me reste encore 60 pages à lire pour demain (« institutions politiques en France : le dernier quart du siècle », pas des pages de tapette, donc), une rédac de ouf' à (commencer à) rédiger, le tout en vue d'une rentrée en prépa bien dans les règles de l'art (je viens de recevoir une lettre de menaces du « bureau des élèves » : je suis officiellement en bizutage continu à partir de vendredi (*sigh*). La procèdure en question est très bien détaillée. Je vais donc être lynché dans les couloirs et obligé de manger « la critique de la raison pure » (édition cuir relié) avec des baguettes.). Mais je ne pouvais pas ne pas perdre une soirée supplémentaire à me repasser les souvenirs de la colo. C'est donc en faisant l'école buissonnière et en fuyant mon Devoir (de vacances...) que j'ai retrouvé ces quelque lignes que j'avais écrites il y a... moins de deux mois... (logique...). Inutile de dire que mon lecteur VLC était justement en train de jouer –coïncidence stupéfiante (~à tomber le cul par terre) !- « Halleluyah » de Jeffy. Tout ça c'est bien, mais je ne vais pas écrire un article sur moi, non plus.
P.S : Le texte est inachevé. (bon, c'est vrai, je l'ai un peu achevé ce soir...).


Ça n'a pas duré longtemps. Il a fait un temps de balai à c******. Le matos était foireux au possible. Nous n'avions rien pour réussir, et nous en avons fait un truc génial.

Le premier jour, déjà, présageait que quelque chose de mystérieux, d'unique prendrait place sur la scène que fut le centre de Thônes, et dont nous serions les acteurs. L'ambiance était étrange. Dans le TGV ce n'était pas le mutisme habituel, chargé de l'excitation traditionnelle devant l'inconnu, mêlé aux timidités solitaires de chacun, mais qui ne tarderaient pas à s'enchevêtrer et ainsi à disparaître, qui régnait, mais un silence décomplexé, accompagné par, en était-ce la cause- ou bien l'effet ?, une somnolence généralisée . De fait, cela ressemblait plutôt à un trajet retour, où chacun se plonge dans le silence provoqué par la mélancolie, par une tristesse qui doit à tout prix être refoulée, et qui est étouffée dans le mutisme, par un épuisement béat, ou bien par le mélange bouillonnant et magnifique de ces sentiments.
Je les ai remarqué, toutes les deux, dès le début déjà, sans doute parce qu'elle étaient assises directement à ma gauche. Mon instinct primaire de mâle naissant, arrosé à la téstostérone edulcorée me soufflait que celles-çi étaient les plus jolies du wagon (les termes exacts étaient, il faut bien le dire : « Wouah ! 'sont les seules à être potables, ces deux-là... »). Pourtant, curieusement, je n'avais pas la moindre envie de faire leur connaissance. J'étais éxtenué par une fête qui avait eu lieu la veille et qui m'avait donné sujet à réflexion : j'y avais eu, l'ennui s'étant étendu comme une traînée de poudre, une conversation assez decontractée avec plusieurs filles sur le thème des « femmes et de l'acte sexuel : leurs opinions, leurs tabous (et, accessoirement, mon désir grandissant d'en découdre). ». Nous nous étions quittés sur une bénédiction fort sympathique, (mais qui n'engageait à rien=> « big deal ! ») qu'elles m'avaient lancées : « J'éspère que cette colo sera la bonne ! ». C'est donc à cette espoir ridicule, qui s'accrochait à moi à chaque fois, et était balayé, comme on le verra içi, dès les premiers instants de sèjour, que je me tenais dans ce train. Comme je m'ennuyais, je me mis à discuter avec mon voisin, un poseur de cage Farraday sympathique, quoiqu'un peu bizarre.
Au fil du voyage, alors que mes voisines de rangée entamaient une discussion animée avec les animateurs, devant lesquelles elles étaient assises, je me mis à envier leurs interlocuteurs, et me mis, sans m'en rendre compte, d'abord d'une oreille distraite, à boire leurs paroles. Les thèmes m'étaient connus, j'avais eu l'occasion de briller chez mes amis en lançant des répliques bien placés à ces sujets. J'enviais leurs interlocuteurs, dis-je, je désirais faire partie de leur conversation, parler avec elles, mais parce qu'elles avaient une façon de parler qui était accueillante, chaleureuse, reposante et à la fois animée. Elle évoquait une amitié profonde, qui semblait cachée dans cette rangée d'en face, invitant l'observateur que j'étais à m'y fier, la suivre. Je me tint cependant à distance. Ces deux filles, je ne pensais pas qu'elles seraient plus qu'une amitié secondaire, un pis-aller pendant que le meilleur ami est au toilette, un crédit de connaissances.
[...]

Comment rendre une après-midi dans un parc public (savoyard !) palpitante ? Ce problème, si insurmontable qu'on raconte qu'il donna des maux de tête au grand Xénophogore, il ne nous fallut pas plus d'une demi-heure et de quelques acres de pelouse délicieusement boueuse pour le résoudre. Le terrain, jadis et encore hier terrain de vocalise de la prime jeunesse savoyarde, fut réquisitionné et transformé, délimité au moyen de deux sacs et trois pulls en un carré curvilignement parfait, et devint le théâtre d'une partie de touch'ball mémorable.

Voila l'archive. Je suis définitivement à la bourre, maintenant \o/
The last Shot...

# Posté le dimanche 26 août 2007 16:49

Modifié le jeudi 03 janvier 2008 14:59

Des avantages procurés par « 72972 poèmes » (service payant à but non lucratif développé par la société «Prenons-les-ados-pour-des-couillons.com» )

Un soir, Paris, rive gauche. « Chez Momo's », Kebab familial à deux pas du métro châtelet, Jojo La Chute jubile ; il est avec Alexandra, son amour secret. Le dîner s'est déroulé à merveille. Pour la première fois, Jojo a réussi à tenir une soirée avec une fille sans que celle-ci ne disparaisse mystérieusement, après avoir prétexté d'aller aux toilettes. Mais ce soir, Jojo avait tout prévu. Il se félicite d'avoir trouvé un établissement avec des toilettes turques. Vient à présent l'instant fatidique du dessert. Alors que le serveur arrive doucement et dépose sur la table un plateau-Twix, Jojo sent la pression monter (non, mais vraiment, là). Il a vraiment tout prévu, se répète-il. Remettant son marcel en place (il lui pinçait un peu les poils), Jojo décide de se lancer... D'une voix rauque, mal assurée par la pression (ça commence à être tendu, là) et par sa dyslexie, Jojo récite des paroles qu'il a longuement répétées :
« Tu sé, pouw-pé... » Saisi d'une inspiration soudaine, Jojo, pour donner de la puissance sentimentale à ses paroles, décide de claquer sa langue, comme les lovers. Alexandra semble suspendue à ses paroles. Elle essaie d'accrocher chacun de ses yeux sur le visage de Jojo, histoire de les garder dans la même direction (Alexandra louche un peu).
«g l'impression ke tu as pri les clefs de mon coeur pour t'emfermer a l'intérieur»
Ce soir, Jojo mise tout sur la finesse... Pour seule réponse, Alexandra fait les gros yeux.
« J'aimerais être un iceberg pour fondre dans le soleil de tes yeux, poursuit Jojo, en prenant bien soin de parler et de soupirer en même temps, comme à la télé »
Jojo est lancé. Il ne fait même plus de fautes d'orthographe. A présent, c'est l'instant fatidique. Il décide de « bondir ». Les gens du forum de conseils amoureux lui ont tout expliqué en détail. Jojo s'en rappelle comme si c'était hier (NdlA : en fait, c'était hier) :
« ZebigLover91=>Wesh, Jojo, ta la kote, lol
jessica=> xD
Kiler_Metal => Sote lui 2ssu! Lui lais spa lten de commprendre, a cte chiene lol
Fuk-lé-paren666 => Tu lui sor un poèm avan, mec, elle ador sa !
Amen-Téfesse76=> Est aprè, tu lui fé sa fete ! »
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Jojo ressort tristement de « Chez Momo's ». Il ne comprend pas. Il a dépensé plus de 15¤ au « 72972 poèmes », a sorti son plus beau marcel, a même mis de l'Axe « Sin party », et pourtant, une fois encore, ça n'a pas suffit. Alexandra l'a larguée dès qu'il s'est mis à lui mordre l'oreille, comme les lovers.
Mais Jojo fatalise : "l'amour c'est comme le jardinage, c'est la pelle ou le rateau". Il n'a pas dit son dernier mot, dans quelques jours, il part en colo, dans les Alpes... Et comme le dit Bob, son grand pote, « von en voir de tous les bouts, les pouw-pètes ! »
Des avantages procurés par « 72972 poèmes » (service payant à but non lucratif développé par la société «Prenons-les-ados-pour-des-couillons.com» )

# Posté le vendredi 20 juillet 2007 04:25

Modifié le jeudi 03 janvier 2008 14:59

Etude d'une chute en milieu urbain

Etude d’une chute en milieu urbain
Amis de l'insolite, bonjour.
Aujourd'hui, je vous propose de nous pencher ensemble sur ce phénomène unique, visible sur certaines colos ou rassemblements publiques : la Chute, ou Cucurbitulae cadera.
Située entre le boulet et le beauf cleptomane sur l'arbre de l'évolution, la Chute donne l'impression d'être toujours calme. Ce n'est qu'une illusion : en fait, elle est économe de ses moyens cérébraux. Cela est dû au fait que la chute est un être particulièrement vicieux, et ne déploiera toutes ses capacités qu'en cas d'extrême nécessité. La chute est reconnaissable à son regard vide, qui l'apparente aux bovins. Ses globes oculaires, incroyablement transparents, sont d'ailleurs très recherchés comme revêtement de phares anti-brouillard, ce qui en fait une espèce constamment décimée par les braconniers et par les associations de sauvegarde de l'humanité.
Chaque chute est individuelle et unique : elle peut avoir un prénom ordinaire : Pierre, Paul, Canif... Mais toutes ont un point commun : elles sont invincibles. La particularité de la chute, ce qui la différencie d'ailleurs du boulet, est en effet son incroyable capacité à résister aux vents et aux blancs de toute sorte. Regardons plutôt ce qu'ont observé des chercheurs de la caderae scholia institute de Stockholm, au cours de l'expérience « chute de Pierres ».
4 Juillet
Le professeur Sjörgenbergsson vient de recréer artificiellement l'environnement de la bête : la boîte de nuit à deux balles. Le sujet a commencé par un repérage rapide des lieux, avant de se diriger vers les cobayes femelles. Il a entamé tout de suite ce qui semble être un ballet nuptial exotique :
Etape N°1 : bave, étirement des mâchoires vers le haut, activité thermique dans le bas du corps.
Etape N°2 : La Chute accoste le sujet féminin N°1. Le texte exact a pu être retranscrit :
« Si l'eternité avé 1 nom,
Elle porterè celui de l'amour ke G pr toa
Mon Keur et entre T mins, fé
gaff ! tu va le fair tombé ! »

Apparemment, le code génétique de la chute inclut les notions élémentaires du lover. Sa base de données contient un nombre conséquent de phrases de ce genre (ex : Ta mit Mon COeur en FLamme est tu la étindu eN Fesant couLEr MEs LArmes.), ce qui semble être une aptitude primitive à la drague. Cependant, il arrive parfois que certaines petites erreurs se glissent dans la lecture de ces phrases par les ribosomes de la cellule cérébrale de la Chute. Par exemple, considérons le phrase suivante, dite pendant un slow de Franck Alamo, en 1999, dans une grange, quelque part près de la Rochelle (Ndlr : la phrase originale est « si un grain de sable voulait dire je t'aime, alors je t'offrirait le désert ») :
Jojo la Chute : « Si 1 poal voulè dir « jTM », Alor je t'ofriré mon cul, Pouw-pé ! »
Ainsi, la Chute reste une création imparfaite.
La chute puise ses inspirations vestimentaires à Monoprix, ainsi que sur le site de Justin Timberlake, mais on peut la voir aussi vêtue de peaux de bêtes. Le piercing imbibé d'huile (de coude ?) sur l'oreille semble être un signe de distinction hiérarchique ; ainsi, des quidams rapportent avoir observés des chutes arborant jusqu'à deux piercings dans le lobe.
Les Chutes sont malheureusement un phénomène encore très peu connu et en pleine expansion. Alors, avant de rentrer dans un bâtiment, sur le pas de votre porte où à la fête de votre meilleur(e) ami(e), n'oubliez jamais de vous poser cette question : « Elle est où la chute ? »

# Posté le jeudi 19 juillet 2007 18:25

Modifié le jeudi 03 janvier 2008 15:00

Love o'the Dead

L'amour, c'est mortel!

# Posté le dimanche 15 juillet 2007 08:52

Un article... Gnné?

Un article... Gnné?
C'est court, mais c'est mon premier=>du coup, ça se fête=>du coup, je vais me bourrer la gueule

L'Opep: Un nouvel axe du mal?

Un proverbe que je viens d'inventer dit: "mieux vaut combattre un dragon en rut que mille ombres dans la nuit". En clair, il est préferable d'avoir à faire à un adversaire concit plutôt qu'a une myriade de farfadets piquant au hasard et disparaissant dans la masse. Les Etats Unis l'ont bien compris. Pendant près d'un demi-siècle, ils ont eu l'urss pour jouer ce rôle . Mais depuis la chute du bloc, la super-puissance dut se remmettre en quête d'une bête noire qui pourrait servir, à l'occasion, de bouc émissaire. Il semblerait qu'ils soient proches d'atteindre leur but.

Les choses, en effet, se concrètisent. En Amèrique du sud, par exemple, on semble assister à une vague rouge qui se serait abattue sur le continent.
Qu'il s'agisse de Morales en Colombie, de Lula au Brésil, de Bachelet au chili ou encore Ortega au Nicaragua, l'Amèrique Latine apparaît vouloir s'émanciper de son image de "jardin privé des USA". Ce n'est pas moins de neuf pays, qui, depuis 2004, ont élus avec une majorité plus ou moins fracassante, des dirigeants méfiants, voire hostiles à Washington. De plus elle est parfois offensive, et flirte avec de dangereux partenaires. C'est dans cette optique que plusieurs pays ont dejà
acceuillis le président Iranien au cours d'une tournée (de ralliement?) rassemblant plusieurs pays producteurs de pétrole. Alors que la plupart des Chefs d'Etats
semblent s'en tenir aux politesses d'usage, il en est un qui prend position avec le sens de la provocation que l'on lui connaît: il s'agit bien sur du venezuelien Hugo Chavez,
qui a qualifié M Ahmadinejad de "combattant des causses justes". Leur amitié semble solide, et chacun considère l'autre comme "son frère".
Il ne fait aucun doute que ces deux pays, tous deux mebres de l'OPEP, l'un quatrième producteur de pétrole au Monde, l'autre troisième fournisseur des USA, comptaient séparemnt pour beaucoup dans l'économie pétrolière Mondiale. Déormais, s'ils arrivaient à s'unir, Ils en deviendraient des acteurs majeurs, et pour l'administration Bush, une épée de Damoclès prête à s'abattre sur l'économie du pays, entraînant un quatrième choc pétrolier auquel la puissance libérale américiane ne survivrait pas.
Reste à savoir si les socialismes moderés le resteront encore après cette visite.

(Et oui, je sais, écrire pour Wikipédia c'est plus stylé que d'écrire pour son skyblog :-/ )

# Posté le mardi 16 janvier 2007 18:27